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Adrien Graizely
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Adrien (Eugène) Graizely, né le 12 avril 1845 à La Chaux-de-Fonds (Suisse) et mort le 19 mars 1933 à Besançoncite-ref-1[1] (Doubs), était un ouvrier-horloger, syndicaliste et homme politique français.

Il créer le syndicat de monteurs de boites d’argent dans le canton de Neuchâtel en 1873cite-ref-mayaud-mauerhan-2-0[2]cite-ref-didier-bigorgne-3-0[3], qui s'illustre immédiatement par un relèvement des salaires de 20 % obtenu à la suite d'actionscite-ref-le-maitron-4-0[4]. Mais Adrien Graizely se retrouvant sans-emploi en 1876, il décide de s'installer dans la capitale comtoise et son bassin horloger réputécite-ref-le-maitron-4-1[4] cite-ref-gagnieux-5-0[5]. Si de premiers syndicats se dessinent dès 1841 mais surtout en 1869 et jusqu'à la Commune de Besançoncite-ref-cordillot-6-0[6], à cette époque il ne trouve plus qu'une organisation mixte entre patrons et ouvriers officialisée l'année précédentecite-ref-le-maitron-4-2[4]cite-ref-mayaud-mauerhan-2-1[2]. Il milite alors pour exclure les employeurs et organiser la classe ouvrière de manière indépendante, ce qu'il réussit dès la fin 1876cite-ref-le-maitron-4-3[4]cite-ref-7[7]cite-ref-8[8]cite-ref-cordillot-6-1[6]cite-ref-9[9]cite-ref-mayaud-mauerhan-2-2[2]cite-ref-veline-toillon-10-0[10]cite-ref-gagnieux-5-1[5].

À partir de cette première expérience, entre 1878 et 1891 Graizely fédère d'autres professions : boitiers-or, typographes, graveurs, repasseurs-remonteurs, métallurgistes, tailleurs de pierre, etccite-ref-le-maitron-4-4[4]cite-ref-veline-toillon-10-1[10]. la première fédération locale des syndicats est établie en 1891, devenue l'année suivante la Fédération ouvrière de Besançon et de Franche-Comtécite-ref-le-maitron-4-5[4]cite-ref-mayaud-mauerhan-2-3[2]. Une bourse du travail est instaurée en 1894, dont il devient le secrétaire permanent jusqu'en 1924cite-ref-le-maitron-4-6[4]. Bien que membre du POSRcite-ref-didier-bigorgne-3-1[3], Graizely promeut un syndicalisme résolument réformistecite-ref-le-maitron-4-7[4]. Méfiant envers la direction alors révolutionnaire de la CGT locale, il fera l'objet de critiques de la base notamment lors d'une grève aux soieries des Près-de-Vaux en 1908cite-ref-le-maitron-4-8[4].

En son honneur, une plaquecite-ref-11[11] et une sallecite-ref-12[12] de la maison du peuple lui sont dédiées.

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Notes et références

cite-note-11. Relevé généalogique sur Geneanet
cite-note-mayaud-mauerhan-22. Jean-Luc Mayaud et Joëlle Mauerhan, Besançon horloger, 1793-1914, 1994, Musée du temps, 124 pages.
cite-note-didier-bigorgne-33. Didier Bigorgne, Les allemanistes (1882-1905) - itinéraires, place et rôle dans le mouvement socialiste français · Volume 2, 2003, Atelier national de reproduction des thèses, 793 pages, pages 254, 279 et 486.
cite-note-le-maitron-44. Biographie d'Adrien Graizely, sur le Maitron (consulté le 8 avril 2024).
cite-note-gagnieux-55. Alain Gagnieux, Étrangers de chez nous - l'immigration dans le Doubs et à Colombier-Fontaine, 1850-1950, 2008, Service éducatif des Archives départementales du Doubs, 167 pages, page 100 (ISBN 9782860250115).
cite-note-cordillot-66. Michel Cordillot, La naissance du mouvement ouvrier à Besançon - la Première Internationale, 1869-1872, 1990, 90 pages, page 61 (ISBN 9782251604190).
cite-note-77. Jean-Luc Mayaud, Horlogeries Le Temps de L'histoire, 1995, Université de Franche-Comté, page 119.
cite-note-88. Michel Dreyfus, Claude Pennetier et Nathalie Viet-Depaule, Visages du mouvement ouvrier, 1995, Éditions de l'Atelier, 76 pages, page 75, (ISBN 9782708231504).
cite-note-99. Jean Charles, Les débuts du mouvement syndical à Besançon - la Fédération ouvrière, 1891-1914, 1962, Éditions sociales, 220 pages.
cite-note-veline-toillon-1010. Éveline Toillon, Besançon, ville horlogère, 2000, Alan Sutton, 126 pages, page 57 (ISBN 9782842534745).
cite-note-1111. Paul-Henri Piotrowky pour l'Est républicain, édition du 2 mai 2023 : « La Maison du peuple fête les 100 ans du foyer des revendications syndicales à Battant » (consulté le 8 avril 2024).
cite-note-1212. Céline Mazeau pour l'Est républicain, édition du 19 septembre 2017 : « La nouvelle vie de la Maison du peuple » (consulté le 8 avril 2024).

Liens externes

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